Oh, her eyes, her eyes make the stars look like they're not shinin' Her hair, her hair falls perfectly without her trying She's so beautiful and I tell her everyday Yeah, I know, I know when I compliment her she won't believe me And it's so, it's so sad to think that she don't see what I see But every time she asks me "Do I look okay?" I say When I see your face There's not a thing that I would change 'cause you're amazing Just the way you are And when you smile The whole world stops and stares for a while 'Cause girl you're amazing Just the way you are Yeah Her lips, her lips, I could kiss them all day if she'd let me Her laugh, her laugh she hates but I think it's so sexy She's so beautiful, and I tell her everyday Oh you know, you know, you know I'd never ask you to change If perfect's what you're searching for then just stay the same So don't even bother asking if you look okay, you know I'll say When I see your face There's not a thing that I would change 'Cause you're amazing Just the way you are And when you smile The whole world stops and stares for a while 'Cause, girl, you're amazing Just the way you are The way you are The way you are Girl, you're amazing Just the way you are When I see your face There's not a thing that I would change 'Cause you're amazing Just the way you are And when you smile The whole world stops and stares for a while 'Cause, girl, you're amazing Just the way you are Yeah
Le harcèlement moral entraîne une dégradation des conditions de travail. Dans le secteur privé, vous avez plusieurs types de recours pour vous défendre. Votre employeur est chargé de la prévention contre de tels comportements.
Manipulation et harcèlement moral au travail Comment reconnaitre un comportement manipulateur ?
Le harcèlement moral se manifeste par des agissements malveillants répétés : remarques désobligeantes, intimidations, insultes...
Ces agissements entraînent une forte dégradation des conditions de travail de la victime, et peuvent :
porter atteinte à ses droits et à sa dignité,
altérer sa santé physique ou mentale,
ou compromettre son avenir professionnel.
Si vous êtes victime de harcèlement moral, vous pouvez bénéficier de la protection de la loi, que vous soyez salarié, stagiaire ou apprenti.
Ces agissements sont interdits, même en l'absence de lien hiérarchique entre vous et l'auteur des faits.
Votre employeur a l'obligation de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de prévenir le harcèlement moral.
Il doit porter à la connaissance de ses salariés les dispositions du code pénal réprimant le harcèlement moral, et collaborer avec les représentants du personnel et, s'il existe, le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).
La médecine du travail peut aussi participer à la prévention du harcèlement moral dans l'entreprise.
Les personnes qui dénoncent ou qui combattent le harcèlement moral ne peuvent pas être sanctionnées pour ce motif. Les sanctions sont uniquement autorisées dans l'hypothèse où le dénonciateur est de mauvaise foi, et qu'il fait la dénonciation dans le seul but de nuire, par exemple en se basant sur des faits dont il connaît pertinemment l'inexactitude.
Pour vous défendre, vous avez le droit de recourir à l'une des procédures suivantes ou à plusieurs d'entre elles en même temps.
Alerte du CHSCT et des représentants du personnel
En cas de harcèlement moral, vous pouvez prévenir :
les représentants du personnel, ils pourront vous aider dans toutes vos démarches.
ou le CHSCT, s'il existe. Le CHSCT dispose d'un droit d'alerte qui lui permet de prévenir l'employeur de tout cas de harcèlement moral.
Alerte de l'inspection du travail
L'inspecteur du travail pourra constater tout cas de harcèlement moral et, éventuellement, transmettre le dossier à la justice.
Médiation
Vous pouvez aussi engager une procédure de médiation avec l'auteur des faits. Le choix du médiateur doit faire l'objet d'un accord entre les 2 parties.
Plusieurs professionnels proposent ce type de services. Vous pouvez vous renseigner auprès de votre employeur.
Le rôle du médiateur est de tenter de concilier les parties. Il leur soumet par écrit des propositions en vue de mettre fin au harcèlement : un changement de poste pour l'auteur des faits par exemple.
En cas d'échec de la conciliation, le médiateur doit vous informer de la manière de faire valoir vos droits en justice.
Saisine des prud'hommes
Vous pouvez saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir réparation du préjudice subi. Vous devez présenter des preuves directes ou indirectes de ce harcèlement : mails, témoignages...
Vous avez un délai de 5 ans après le dernier fait de harcèlement pour saisir le conseil de prud'hommes.
La procédure aura lieu contre votre employeur, et ce même si ce n'est pas lui l'auteur direct du harcèlement. Dans ce dernier cas, votre employeur sera jugé pour ne pas vous avoir protégé contre le harcèlement. Il peut aussi être poursuivi pour licenciement abusif (si vous avez dénoncé des faits de harcèlement).
Saisine de la justice pénale
Vous pouvez aussi poursuivre au pénal l'auteur direct du harcèlement.
Cette plainte peut venir en complément d'une plainte aux prud'hommes contre votre employeur. Par exemple, vous poursuivez le gérant de votre entreprise aux prud'hommes et votre chef de service au pénal.
La victime d'un harcèlement moral peut porter plainte dans un délai de 6 ans à partir du fait le plus récent de harcèlement (derniers propos tenus, dernier mail...). La justice prendra alors en compte tous les faits de harcèlement venant du même auteur. Et ce même si le harcèlement dure depuis plusieurs années.
Tell me lies, like how you're better off without me While the truth is written all over your face Even in photographs together you look lonely, lonely When you were here, you never had to fake And girl I promise I'm not gonna bother you anymore Soon as you hang up the phone I just got one question that you might not be ready for But I really gotta know Does it feel, feel like you never gon' find nothing better? Does it feel, feel like you're missing, 'cause I loved you different? And the way that you can say you don't remember How I kept you coming over every night And the way that you can say you never wondered, wondered If loving someone else is just a lie Woah, girl I promise I'm not gonna bother you anymore Soon as you hang up the phone (you hang up the phone) I just got one question that you might not be ready for But I really gotta know Does it feel, feel like you never gon' find nothing better? Does it feel, feel like you're missing, 'cause I loved you different? (different) Does it feel (does it feel, does it feel, does it feel) feel like you never gon' find nothing better? (gon' find nothing better) Does it feel (does it feel, does it feel, does it feel) feel like you're missing, 'cause I loved you different? ('cause I loved you different) And girl, I promise I'm not gonna bother you anymore Soon as you hang up the phone I just got one question that you might not be ready for But I really gotta know Does it feel, feel like you never gon' find nothing better? Does it feel, feel like you're missing, 'cause I loved you different? ('cause I loved you different) Does it feel (does it feel, does it feel, does it feel) feel like you never gon' find nothing better? (gon' find nothing better) Does it feel (does it feel, does it feel, does it feel) feel like you're missing, 'cause I loved you different? ('cause I loved you different)
Les Batailles Industrielles De L’Intelligence Artificielle
Il est de bon ton de vouloir comparer les grandes puissances telles que la Chine et les USA au regard de leur dominance dans ce vaste champ technologique qu’est l’intelligence artificielle et de se demander comment la France et l’Europe pourraient devenir des « leaders » de ce marché. Comme si l’IA était un marché monolithique où un pays pouvait gagner une telle bataille d’un seul bloc. L’image est plus nuancée que cela. L’IA est une nouvelle vague de l’histoire de l’informatique comme l’ont été l’Internet ou la mobilité, avec une myriade d’acteurs globaux et locaux. Elle traverse tous les secteurs d’activité.
Les batailles industrielles de l’intelligence artificielle (IA) concernent la recherche avancée, les processeurs, les ressources du cloud, les assistants vocaux, la collecte et l’exploitation de données personnelles ou industrielles, la médecine prédictive et les véhicules autonomes pour n’en prendre que quelques exemples. Ces batailles se démultiplient également dans tous les marchés horizontaux et verticaux. A chaque fois peuvent y émerger de nouveaux acteurs ou se consolider la position d’acteurs existants. Le marché de l’intelligence artificielle présente la particularité d’associer des architectures matérielles de nouvelle génération utilisant des processeurs dits neuromorphiques, des algorithmes mettant en œuvre des mathématiques avancées et des données qui servent à alimenter des modèles prédictifs.
L’histoire de l’informatique et du logiciel est pleine d’enseignements. Certains événements du passé pourraient se reproduire, comme l’émergence de plateformes dominantes, la démocratisation des outils et la prolifération d’activités de services. La valeur générée par l’IA sera tout aussi diffuse et distribuée sur un grand nombre d’acteurs industriels, des acteurs mondiaux avec de fortes économies d’échelle et des acteurs locaux, portés sur le service et l’intégration. Est-ce que le statu quo actuel qui voit la dominance des USA côté logiciels et Internet et celle de l’Asie côté matériel perdurera ? L’Europe voudrait bien récupérer sa part du gâteau mais il semble qu’elle ne sera pas plus importante que celle qu’elle récupère dans les industries numériques d’aujourd’hui. Elle risque même d’être réduite à la portion congrue, car le Vieux Continent est pris en sandwich entre les USA et la Chine, cette dernière ayant des velléités de ne pas jouer un rôle de figuration dans la fabrication de matériel. Nous allons ici explorer quelques-uns de ces enjeux des batailles industrielles de l’IA, ceux de la recherche, du matériel, des données et des véhicules autonomes et identifier quelques-uns des acteurs français qui y jouent un rôle de premier plan.
Une recherche ouverte
L’excellence des chercheurs français est souvent mise en avant pour justifier le rôle de la France dans le marché de l’IA. Ils sont en effet les troisièmes plus grands contributeurs en publications scientifiques après les Américains et les Chinois. Mais cela ne suffit évidemment pas pour transformer cette performance intellectuelle en atout économique. On pourrait même voir se reproduire un scénario que l’on a connu ces quinze dernières années avec l’open source. Les chercheurs français en étaient à la fois des champions et de grands contributeurs mais force est de constater que cela n’a pas eu d’impact économique majeur et compétitif pour l’industrie française du logiciel. L’impact a été au mieux plutôt indirect.
Aux USA, ceux qui ont tiré leur épingle du jeu étaient des acteurs dont le modèle économique était périphérique à celui du logiciel comme le service pour IBM ou la publicité pour Google et Facebook. Les plus grands éditeurs « pure player » du logiciel libre sont aussi américains, Red Hat en tête. L’open source a bien été utilisé dans l’industrie, dans le web et le commerce en ligne et dans le cloud en général, mais cela n’a pas permis pour autant de créer des acteurs de référence mondiaux du secteur à part quelques rares exceptions telles que l’éditeur de logiciel open source français Talend, spécialisé dans le traitement de données. Ce phénomène pourrait très bien se reproduire avec l’IA. Il pourrait même être accentué par le poids économique des données qui est tout aussi important que celui des algorithmes et des logiciels d’IA.
Les solutions de l’IA bénéficient en effet de nouveaux travaux de recherche publiés régulièrement partout dans le monde. Ils sont généralement accompagnés d’exemples de code permettant de se les approprier rapidement. La propriété intellectuelle associée à ces travaux est variable mais requiert de la vigilance pour ceux qui la réutilisent. La société d’études américaine CBInsights remarquait ainsi en mai 2017 que seulement 11% des start-up de l’IA identifiées dans leur base avait déposé au moins un brevet. Cela signifie que la partie algorithmique des applications de l’IA est déjà une commodité sans forcément avoir de valeur marchande.
On peut par exemple le constater avec les nombreuses start-up qui font de la reconnaissance de pathologies diverses dans l’imagerie médicale ou celle d’individus dans les systèmes de surveillance vidéo. Les start-up du secteur utilisent toutes les mêmes méthodes de réseaux convolutifs inventées il y a une vingtaine d’années par Yann LeCun. Ces méthodes évoluent dans le temps pour être plus performantes et reconnaître des images de plus en plus complexes, mais elles restent communes à la plupart des sociétés qui les emploient. Rares sont les start-up qui ont un véritable avantage compétitif de ce point de vue-là.
Les chercheurs ne restent bien évidemment pas les bras croisés. Le champ de l’IA est éminemment vaste. Les travaux les plus avancés concernent les systèmes d’aide à la décision, allant dans le sens de la création d’intelligences artificielles généralistes, ces mythiques AGI (Artificial General Intelligence) capables de raisonnement généraliste à même de résoudre les problèmes les plus complexes. D’autres travaux portent sur le traitement du langage qui reste encore balbutiant malgré les prouesses des agents conversationnels et vocaux.
Dans l’entrepreneuriat, le temps est une matière première encore plus rare que les financements. La question qui se pose aux décideurs français n’est donc pas de simplement mieux organiser la recherche, de mieux rémunérer les chercheurs pour qu’ils ne partent pas à l’étranger et les faire travailler ensemble et avec les entreprises. La bataille est plutôt celle de la fluidité des idées et des cerveaux, pour que ceux-ci œuvrent le plus rapidement possible à créer des applications concrètes de leurs travaux de recherche.
L’IA dans le matériel
Dans l’IA, le matériel joue un rôle clé et complémentaire aux algorithmes et aux données. Il l’est d’autant plus que nombre d’applications stratégiques de l’IA sont très gourmandes en ressources machines, notamment dès qu’elles s’appuient sur des réseaux de neurones complexes dans ce que l’on appelle communément l’apprentissage profond, ou deep learning. Ces réseaux profonds servent en particulier aux applications de reconnaissance d’images, du langage et à l’analyse de données complexes.
L’industrie des semi-conducteurs est actuellement mobilisée pour créer des composants spécialisés dans l’entraînement et l’exécution de réseaux de neurones pour les applications d’intelligence artificielle. Ils sont déployés dans les serveurs où l’entraînement de réseaux de neurones s’appuie sur de grandes bases de données ainsi que dans les objets connectés de toutes sortes et dans les smartphones.
Ce marché est pour l’instant dominé par l’Américain Nvidia, dont les GPU intégrant des unités de calcul neuromorphiques équipent aussi bien les serveurs de data-centers que des caméras de surveillance ou des cartes électroniques pour véhicules à conduite assistée ou autonome. Nvidia est une société étonnante créée en 1993 qui s’est d’abord installée comme le leader des processeurs graphiques pour PC, les GPU, puis s’est diversifiée avec succès dans les serveurs, les data-centers, l’équipement automobile et plus récemment, dans l’intelligence artificielle. La société fait un chiffre d’affaires de plus de $8B, soit à peu près la taille du franco-italien STMicroelectronics.
Nvidia est talonné par Intel qui a diversifié son approche dans l’IA avec ses processeurs pour serveurs Xeon Phi, ses processeurs neuromorphiques Nervana issus d’une acquisition datant de 2016, des processeurs pour les objets connectés avec Movidius, également une acquisition de 2016 et enfin, l’annonce de processeurs spécialisés Loihi. Le tout est très brouillon, au minimum d’un point de vue marketing.
Lors du CES de Las Vegas, en janvier 2018, étaient annoncés des processeurs mobiles intégrant des unités de traitement neuromorphiques capables d’exécuter des réseaux de neurones entraînés pour la reconnaissance d’image ou de la parole, notamment chez Mediatek et Via. Cela s’inscrivait dans la lignée du processeur Kirin 970 que Huawei avait annoncé en septembre 2017 et qui équipe les derniers smartphones Huawei Mate 10 et Honor View 10. Pour la petite histoire, Huawei s’est appuyé sur la start-up chinoise Cambricon Technologies pour concevoir cette unité de traitement neuromorphique. Cette start-up a été financée par un fonds du gouvernement chinois à hauteur de $100M.
Au CES 2018, STMicroelectronics présentait aussi un microcontrôleur neuromorphique très efficace en rapport puissance/consommation, et dédié aux objets connectés, là où la consommation énergétique doit être la plus basse possible.
Au juste, quelle intelligence est intégrée dans ces processeurs et unités de traitement neuromorphiques ? Il s’agit principalement de simples multiplicateurs de matrices de nombres entiers ou flottants de petite taille (3×3 ou 4×4). Ces multiplicateurs correspondent aux principes mathématiques de base du fonctionnement des réseaux de neurones artificiels du deep learning. Ils doivent accéder à une mémoire rapide et consommer le moins d’énergie possible.
Les techniques de fabrication de ces processeurs neuromorphiques sont les mêmes que celles les processeurs traditionnels. Elles sont surtout maîtrisées par les Américains Intel et Global Foundries et par les fabs asiatiques chez Samsung et TSMC.
Et les industriels français ? Ils sont présents sur ce marché avec les microcontrôleurs de STMicroelectronics, les solutions embarquées dans les objets connectés de Scortex, les capteurs vidéo neuromorphiques de Chronocam, et Kalray qui vise le marché automobile avec ses processeurs multicore. La technologie FD-SOI de STMicroelectronics est un atout pour la fabrication de chipsets neuromorphiques car elle assure un fonctionnement optimal et une basse consommation d’énergie. Dans la pratique, cette technologie s’appuie sur l’utilisation de galettes de silicium dopées avec un isolant à base d’oxyde de silicium et fabriquées par le Français SOITEC à côté de Grenoble. Elle est complétée par des brevets détenus par le laboratoire de recherche public CEA-LETI et par STMicroelectronics. La technologie est utilisée sous licence par Samsung et Global Foundries.
La bataille est rude autour de ces processeurs mais ce qui qui compte n’est pas situé que dans leur conception et dans leur fabrication. Elle est plutôt située dans les briques logicielles associées. La dominance de Nvidia provient ainsi non pas simplement de ses processeurs mais de son architecture CUDA qui est très largement supportée par les créateurs de bibliothèques logicielles pour la 3D et pour l’IA, et notamment la bibliothèque TensorFlow de Google qui domine actuellement le champ du machine learning et du deep learning.
Une autre bataille encore plus rude se profile à l’horizon : celle des ordinateurs quantiques. La recherche bouillonne dans le domaine, avec encore de grands acteurs américains tels que IBM, Intel, Microsoft et Google, souvent associés à des laboratoires de recherche européens comme l’Université de Delft aux Pays-Bas pour Intel. Le CEA et ATOS sont investis sur le sujet mais le font-ils avec des visées mondiales ou des ambitions limitées ? Or, il se trouve que les ordinateurs quantiques progressent rapidement. On en est à une cinquantaine de qubits pour l’instant, ces unités de traitement élémentaires capables de gérer plusieurs états simultanément grâce à la superposition quantique des états de photons ou d’électrons. Quand cette limite sera franchie, les possibilités du quantique seront extraordinaires dans de nombreux domaines comme pour la cryptographie, l’entraînement de réseaux de neurones complexes et surtout la création d’outils de simulation dans la physique des matériaux et dans le vivant.
La commande vocale
La commande vocale donne lieu à une bataille homérique qui met en jeu les GAFAM : Google et son Assistant, Amazon avec Alexa, Apple avec Siri et Microsoft avec Cortana. Facebook est un peu en retrait mais sa plateforme Messenger est le réceptacle d’une grande majorité des chatbots textuels actuellement développés.
Le CES 2018 marquait la fin de l’hégémonie d’Amazon avec la montée en puissance de l’écosystème de Google et de son Assistant. Google avait investi très gros sur ce CES pour rattraper son retard face à Alexa avec un stand en extérieur sur Central Plaza, des visuels sur le monorail de la ville de Las Vegas passant devant le salon et sur presque tous les billboards à LED géants de la ville. Ils avaient acheté leur visibilité comme ils ne l’avaient jamais fait dans cet événement, leur dernière présence remontant à 2006, à l’occasion d’une intervention en keynote de leur cofondateur Larry Page. Leur stand de l’époque était modeste.
Un décompte objectif montrait qu’Amazon Alexa avait encore le dessus sur Google Assistant en nombre de produits le supportant. On est donc face à un duopole d’agents conversationnels. Les autres comme Apple Siri, Microsoft Cortana, Samsung Bixby ou le récent Baidu DuerOS, ciblant d’abord le marché chinois, semblent marginalisés dans l’écosystème. Bien entendu, les Chinois du secteur se feront fort d’essayer de conquérir les marchés occidentaux dès que possible. Jusqu’à présent cependant, les leaders américains semblent avoir encore le dessus.
Il existe d’autres solutions de traitement de la parole indépendantes des GAFAM et faites pour être intégrées en marque blanche dans des produits tiers, comme celles des Français Snips et XBrain et des Américains Nuance et SapientX, qui sont surtout utilisées dans l’automobile.
La bataille des assistants vocaux prend la forme d’une bataille de plateformes techniques et d’intermédiation comme on en a déjà connue avec celle des systèmes d’exploitation pour PC et mobiles. Ici, la commande vocale est un intermédiaire entre les services et l’utilisateur. La plateforme assure les fonctions de compréhension du langage et le lien avec les fonctions des services associés, notamment pour piloter des objets connectés. Suivant la fameuse loi de Metcalfe, plus les assistants vocaux sont supportés par un nombre croissant d’objets et fonctions, plus grande est leur valeur. On ne va en effet pas passer d’un assistant vocal à l’autre pour commander la myriade d’objets connectés de sa maison. Cela explique d’ailleurs un partenariat entre Amazon et Microsoft pour rendre interopérables Alexa et Cortana.
Ce passage du produit à l’usage est séduisant pour l’utilisateur mais il génère un nouveau casse-tête marketing pour les fournisseurs. Ils risquent de perdre leur marque et leur identité. Ils devront réinventer une communication vocale préservant leur identité et leur marque sous peine d’être nivelés par les plateformes vocales les accueillant.
L’intelligence artificielle au service des objets connectés
L’IA ne se résume cependant pas à la commande vocale ! Elle sert à la reconnaissance d’images dans la vidéo-surveillance ou la santé et représente, par exemple, une opportunité de plus de régler un problème lancinant des objets, notamment dans la maison connectée : la complexité de leur coordination.
Des sociétés comme IFTTT s’y sont essayées avec plus ou moins de bonheur, en permettant de programmer des actions dans une application mobile et sans faire appel à de l’IA. L’air du temps est aux systèmes intelligents qui apprennent par eux-mêmes en observant les tâches lancées manuellement par les utilisateurs afin de les automatiser comme chez la start-up française Ween.ai. L’idée est simple : plutôt que de répéter plusieurs fois des séquences de commandes vocales, pourquoi la maison connectée ne détecterait pas d’elle-même nos habitudes pour déclencher automatiquement les bonnes actions en fonction du contexte ?
C’est aussi ce qu’essaye de faire LG Electronics avec sa ThinQ AI, sa marque ombrelle des produits blancs et bruns qui intègrent de l’IA qui sont interopérables. L’IA chez LG touche jusqu’au système d’air conditionné Dualcool ThinQ Stand Inverter Air Conditioner qui peut maintenant être commandé par la voix, le tout associé au DeepThinQ AI qui envoie l’air vers les personnes détectées dans la pièce.
On voit aussi émerger de plus en plus d’IA émotionnelle. D’abord, avec les capteurs vidéo et audio qui détectent et analysent les émotions des utilisateurs, notamment à la maison. Puis qui en tiennent compte pour adapter l’ambiance comme au niveau de l’éclairage ou des contenus proposés aux utilisateurs. Dans ce domaine, la start-up new-yorkaise Emoshape, créée par le Français Patrick Levy-Rosenthal et soutenue par Orange Silicon Valley, présentait au CES 2018 son composant électronique Emotion Processing Unit (EPU), destiné à capter les émotions des utilisateurs.
La start-up Beyond Verbal qui était présente sur le pavillon israélien est de son côté spécialisée dans la détection des émotions dans la voix. Une chose que fait aussi la start-up parisienne Batvoice qui équipe notamment les centres d’appels.
Quel futur tout ceci préfigure-t-il ? Un futur où nous nous laissons guider en permanence par les machines et où le cerveau n’a plus de temps libre ou, au contraire, où il est laissé en jachère par une bonne partie de la population ? En tout cas, ces IA vont poursuivre la modification en profondeur de notre relation au temps, une relation qui va changer avec ces outils qui nous assistent et nous disent quoi faire à tous les instants.
D’un point de vue industriel, l’IA pourrait aussi se révéler être la technologie clé qui permettra à la maison connectée d’être enfin un marché en forte croissance.
La robotique de services
Les robots étaient très présents dans cette édition 2018 du CES, avec quelques robots de services intéressants comme le pédibus-jambus d’Ubtech ou la nouvelle mouture du chien Aibo de Sony avec ses élégants mouvements et câlines réactions aux utilisateurs.
Notons que le Chinois Ubtech, qui a notamment copié sans vergogne le Nao d’Aldebaran, a levé un total de $520M dont $100M en 2017. C’est donc largement une licorne de la robotique ! Un autre Chinois, Roobo, a levé un total de $152M. Il est à l’origine d’une grande famille de robots comprenant le BeanQ, le PuddingS, le Farnse, le Jelly, le Domgy et un chipset ChipIntelli.
L’offre des robots de services commence à s’élargir. Honda lançait une série de concepts de robots 3E (Empower, Experience, Empathy) qui sont destinés à améliorer la mobilité, notamment des seniors. Il y avait notamment 3E-A18 (compagnon doué d’émotions dans les expressions du visage, comme Sophia de Hanson Robotics), 3E-B18 (chaise roulante d’intérieur et extérieur), 3E-C18 (véhicule électrique) et 3E-D18 (véhicule autonome).
Et les robots de services français ? Il nous en reste quelques-uns après la digestion consommée d’Aldebaran Robotics par le Japonais Softbank. Nous avons par exemple le Lyonnais Hease Robotics, le Rouennais Event Bots et le Francilien Partnering Robotics avec leurs robots de services pour l’espace public, A.I.Mergence et son petit robot de surveillance E4 et Blue Frog Robotics et son Buddy. Mais lesquels de ces robots deviendront de véritables plateformes ?
Qu’est-ce qui manque à tous ces robots ? Cela dépend du besoin. Quand il s’agit de robots dont la première fonction est d’établir une conversation, comme dans pas mal de robots de services, il s’agit d’y intégrer des chatbots capables de comprendre le contexte et le sens d’un champ large de questions et d’y répondre.
Lorsqu’il s’agit de robots devant interagir mécaniquement avec leur environnement, le défi est lié aux capteurs, à l’interprétation de leurs données et aussi aux actuateurs et autres moteurs qui permettent aux robots de saisir des objets, les porter, les manipuler. L’équivalent de la main humaine avec sa versatilité n’est pas encore vraiment là.
En dernier lieu se pose la question de la source d’énergie, en général sous forme de batteries, et de leur densité énergétique. Un problème commun à celui des smartphones comme des véhicules électriques et qui mobilise bien l’industrie des batteries.
Les plateformes automobiles
L’IA est aussi intégrée dans une bataille industrielle émergente : celle des plateformes destinées aux véhicules autonomes. C’est un enjeu industriel critique pour la prochaine décennie. Il met en jeu des constructeurs, des équipementiers tels que les Français Valeo et Faurecia, des concepteurs de composants comme Nvidia, des éditeurs de logiciels tels que QNX, des plateformes en cloud telles que celles de Google et HERE. Aucun acteur ne semble prêt à maîtriser cette chaîne de valeur complexe de bout en bout. Elle s’horizontalisera sans doutes avec quelques acteurs leaders pour chacune de ces couches techniques. Mais à chaque étage, l’enjeu sera un mélange de capteurs, de processeurs, de données et de logiciels.
La stratégie du moteur de recherche chinois Baidu mérite le détour de ce point de vue là. Il en est à la seconde version de sa plateforme logicielle open source de conduite autonome Apollo 2.0. Elle ajoute des fonctions de sécurisation de la conduite grâce à une meilleure prise en compte des capteurs du véhicule et du planning de la conduite.
Le tout s’appuie sur des services en cloud, une plateforme logicielle embarquée et une plateforme matérielle de référence. Baidu s’enorgueillit d’avoir accumulé 165 000 lignes de code, ce qui n’a pourtant rien d’extraordinaire. Côté matériel, Apollo 2.0 supporte les chipsets de Nvidia, Intel, NXP et Renesas.
Pour accélérer l’adoption de sa plateforme, Baidu travaille avec le gouvernement de Singapour et a créé un fonds d’investissement de $200M pour développer les usages de la conduite autonome dans l’Asie du Sud-Est. Il est aussi partenaire d’Access Services, une agence de transports publics de Los Angeles pour lancer un pilote de trajets de courte durée d’ici fin 2018. En Chine, Baidu est partenaire du constructeur Xiamen King Long United Automotive Industry pour produire des bus autonomes et avec Chery Automobile pour des voitures de niveau 3 en 2020. Ils travaillent aussi avec JAC Motors et BAIC Motor.
Par certains côtés, Baidu semble en avance par rapport à Google et sa filiale Waymo. Dans l’histoire récente, Google s’est plutôt comporté comme un constructeur émergent, intégré verticalement et cherchant à créer ses propres véhicules. On peut imaginer que Google deviendra à terme un fournisseur de plateforme logicielle embarquée et en cloud, celle qui leur assurera les meilleures économies d’échelle. Or dans le cas présent, Baidu semble avoir attaqué ce marché de manière plus directe et, qui plus est, avec nombre de partenariats avec des équipementiers et constructeurs du monde entier, qui sont au minimum appâtés par la perspective d’aborder par ce biais le marché chinois.
On peut aussi être impressionné par le travail de Byton, cette start-up associant des Chinois, des Américains et des Allemands, ces derniers provenant de BMW. En décembre 2017, la start-up annonçait sa berline électrique à conduite assistée puis, à terme, autonome. Les concepteurs de ce véhicule ont réfléchi à de nombreux aspects et scénarios de son usage et le lien entre véhicule et mobile, le partage du véhicule et sa personnalisation. Doté d’un écran géant de 1,25 m de large, il ressemble à un concept car et pourtant son lancement est prévu d’ici 2019. Byton est une marque de la start-up chinoise Future Mobility et qui a levé $200M pour commencer, notamment auprès de Tencent et Foxconn.
Ford est un constructeur qui a adopté un positionnement intéressant. Il se positionne à terme plus comme un opérateur de plateforme de véhicules et un partenaire d’opérateurs de services qu’en simple constructeur, le tout en se souciant de la bonne intégration des véhicules dans la ville intelligente. Comme Byton, Ford entrevoit un monde où les voitures seront de plus en plus mutualisées au niveau de plateformes de services au lieu d’être possédées par les foyers. L’Américain Uber anticipe également cette échéance, ayant déjà commandé des milliers de voitures autonomes à Volvo. Il en va ainsi de Lyft qui expérimentait au CES de Las Vegas des véhicules autonomes BMW réalisés en partenariat avec l’équipementier Aptiv, anciennement Delphi.
Baidu, Byton, Uber, Lyft et Ford sont tous des témoins des bouleversements qui pourront affecter l’ensemble de l’industrie automobile, l’IA étant une des technologies clés déclenchante de tous ces mouvements.
La bataille des données
On résume souvent les batailles industrielles de l’IA aux données, en faisant surtout allusion à la capacité gargantuesque de leur accumulation par les géants de l’Internet. S’il est vrai que les GAFA disposent de tombereaux de données sur les faits et gestes des consommateurs, leur valeur est surtout publicitaire.
Les usages de l’IA couvrent heureusement bien plus de domaines que cela et il faut éviter de considérer que tout est perdu face aux GAFA. Les IA peuvent être alimentées par une grande diversité de données issues de tous les secteurs d’activité : qu’ils soient industriels, environnementaux, liés aux services publics, juridiques, et aussi liés aux données médicales et pas juste sur les capteurs reliés aux smartphones.
Nombre de ces données ont de la valeur pour créer des applications d’IA puissantes, qu’il s’agisse de faire des prévisions, de segmenter ses marchés, d’analyser des textes ou d’aider à prendre de bonnes décisions. La force des données se révèle lorsqu’elles sont combinées, notamment pour découvrir des éléments de corrélation entre données disparates. Les données isolées ont donc moins de valeur que leur assemblage. C’est une cuisine nouvelle qui prend forme et qui ouvre des portes de création de valeur pour tous les acteurs innovants de tous les secteurs d’activité.
Encore faut-il que ces données puissent être captées et exploitées, tout en respectant les réglementations qui protègent la vie privée des citoyens et consommateurs. Elles ont aussi une valeur qui dépend de leur couverture géographique. Comme pour les plateformes, la collecte de données à l’échelle mondiale est seule garante de la création de leaders mondiaux.
La bataille des compétences
Le dernier enjeu est celui des compétences techniques de l’IA. Les ingénieurs et data scientists maîtrisant l’IA sont rares et chers et la pression va s’accentuer avec l’adoption progressive de l’IA par les entreprises. Les développeurs sont déjà des ressources rares dans tous les écosystèmes d’innovation. Avec l’IA, la pression va s’accentuer. D’où l’impératif de la formation, surtout supérieure, des ingénieurs et mathématiciens qui feront notre compétitivité. Le plan France IA avait repéré quelques centaines de cursus formant environ 1200 personnes par an. C’est évidemment insuffisant et l’enseignement supérieur tant public que privé devra se mobiliser pour faire évoluer ses cursus.
Il en va de même d’une autre bataille, politique, qui est celle de l’immigration qualifiée. La chasse aux talents n’est pas que verticale entre classes d’âges. Elle est transnationale. Les USA étaient connus pour vampiriser les talents mondiaux, notamment dans leurs grandes universités telles que Stanford. La période Trump semble ralentir le phénomène et offrir une opportunité aux pays qui sauront saisir la balle au bond. S’il est vrai que la plumée des talents d’autres pays n’est pas forcément de bonne guerre, il a un impact positif certain sur la compétitivité : il favorise l’ouverture des entreprises françaises sur le monde.
Simultanément, un autre enjeu se fera jour. De nombreux éditeurs de logiciels ambitionnent de créer des solutions démocratisant l’accès à l’IA dans les entreprises, notamment pour le machine learning utilisé dans l’exploitation de données structurées. L’outillage qui est réservé aujourd’hui aux spécialistes deviendra probablement plus simple d’emploi et accessible au plus grand nombre, à commencer par les cadres, comme l’ont été les outils bureautiques et de création inventés depuis les années 1980. Là aussi, il y a de nombreuses opportunités d’être innovant et compétitif.
Dans la pratique, l’IA sera surtout intégrée dans des solutions complexes relevant de l’innovation par l’intégration. Elle sera de plus en plus associée aux objets connectés qui captent des données ainsi qu’aux avancées des télécommunications, notamment la 5G. L’IA n’est pas un domaine isolé des autres dans le numérique. Il fait partie d’un ensemble riche de technologies qui, bien utilisées, ouvriront la porte de la croissance aux plus innovants et au plus ambitieux.
In your eyes, there's a heavy blue One to love and one to lose Sweet divide, a heavy truth Water or wine, don't make me choose I wanna feel the way that we did that summer night (night) Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky I've been running through the jungle I've been running with the wolves To get to you, to get to you I've been down the darkest alleys Saw the dark side of the moon To get to you, to get to you I've looked for love in every stranger Took too much to ease the anger All for you, yeah, all for you I've been running through the jungle I've been crying with the wolves To get to you, to get to you (oh to get to you) Your fingertips trace my skin To places I have never been Blindly I am following Break down these walls and come on in I wanna feel the way that we did that summer night Drunk on a feeling, alone with the stars in the sky I've been running through the jungle I've been running with the wolves To get to you, to get to you I've been down the darkest alleys Saw the dark side of the moon To get to you, to get to you I've looked for love in every stranger Took too much to ease the anger All for you, yeah, all for you I've been running through the jungle I've been crying with the wolves To get to you, to get to you (oh to get to you) I've been running through the jungle I've been running with the wolves To get to you, to get to you I've been down the darkest alleys Saw the dark side of the moon To get to you, to get to you I've looked for love in every stranger Took too much to ease the anger All for you, yeah, all for you I've been running through the jungle I've been crying with the wolves To get to you, to get to you (oh to get to you)
Les heures supplémentaires : c'est quoi ?
Toute heure de travail accomplie, à la demande de l'employeur, au-delà de la durée légale de 35 heures (ou de la durée équivalente) est une heure supplémentaire. Les heures supplémentaires ouvrent droit à une rémunération plus favorable (taux horaire majoré) au salarié ou à un repos compensateur équivalent à la majoration. Certaines heures supplémentaires ouvrent également droit à une contrepartie obligatoire en repos. Les heures supplémentaires sont effectuées à la demande (écrite ou orale) de l'employeur.
Le salarié est tenu de les accomplir, sauf en cas d'abus de droit de l'employeur. Par exemple, le salarié ne peut pas être sanctionné s'il refuse exceptionnellement de faire les heures supplémentaires demandées par l'employeur parce qu'il n'avait pas été prévenu suffisamment tôt. Les heures supplémentaires peuvent être accomplies dans la limite d'un certain nombre d'heures (appelé contingent annuel), sauf si le salarié est employé dans le cadre d'une convention de forfait annuel en heures. Le nombre d'heures prévu dans le contingent annuel est défini par convention ou accord collectif d'entreprise ou d'établissement (ou, à défaut, par convention ou accord de branche). À défaut d'accord ou de convention, le contingent est fixé à 220 heures par salarié et par an.
Le salarié peut être amené à accomplir des heures supplémentaires au-delà du contingent annuel applicable. Les conditions d'accomplissement de ces heures sont fixées par une convention ou un accord collectif d'entreprise ou d'établissement (ou, à défaut, une convention ou un accord de branche).
Les heures supplémentaires effectuées se décomptent par semaine. le salarié qui effectue des heures supplémentaires ne doit pas dépasser la durée maximale hebdomadaire de travail.
La durée maximale : c'est quoi ?
La durée de travail effectif ne doit pas dépasser la durée maximale de 10 heures par jour, sauf dérogations. Celles-ci sont accordées dans les cas suivants :
- à la demande de l'employeur, sous réserve de l'accord de l'inspecteur du travail, - en cas d'urgence liée à un surcroît temporaire d'activité, - si une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement (ou, à défaut, une convention ou un accord de branche) prévoit le dépassement de la durée de 10 heures, en cas d'activité accrue ou pour des motifs liés à l'organisation de l'entreprise, et dans la limite de 12 heures par jour de travail effectif.
Durées maximales hebdomadaires
La durée de travail effectif hebdomadaire ne doit pas dépasser les deux limites suivantes :
- 48 heures sur une même semaine, - et 44 heures par semaine en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives.
Les heures supplémentaires effectuées par le salarié sont rémunérées dès lors :
- qu'elles sont effectuées à la demande de l'employeur, - ou qu'elles sont effectuées directement par le salarié, sans que l'employeur ne s'y oppose (accord implicite).
La rémunération des heures supplémentaires fait l'objet d'un ou plusieurs taux de majoration, fixés par convention ou accord collectif d'entreprise ou d'établissement (ou, à défaut, par convention ou accord de branche). Chaque taux est au minimum fixé à 10%.
À défaut d'accord ou de convention, les taux de majoration horaire sont fixés à :
25 % pour les 8 premières heures supplémentaires travaillées dans la même semaine (de la 36e à la 43e heure), 50 % pour les heures suivantes.
Toutefois, la rémunération des heures supplémentaires peut être remplacée, en tout ou partie, par un repos compensateur équivalent. Ce repos est mis en place par convention ou accord (ou, à défaut, par l'employeur, sauf opposition des représentants du personnel). Dans ce cas, la durée de ce repos est équivalente à la rémunération majorée. Par exemple, une heure supplémentaire payée en principe à un taux majoré de 50 % donne lieu à un repos compensateur équivalent (soit 1h30).
Les heures supplémentaires : c'est aussi un travail d'équipe
Mobile World Congress 2018 : Les Concepts Phones Les Plus Intéressants
Durant les semaines précédant le Mobile World Congress 2018 (MWC), nous avions le pressentiment que cette édition allait être moins intéressante que les précédentes. Des fuites avaient déjà révélé les principales caractéristiques du Samsung Galaxy S9 et ce n’était plus un secret pour personne qu’il ne s’agissait de rien de plus que de la mise à jour annuelle des smartphones de cette gamme. De leurs côtés, Huawei et LG, qui avaient présenté des nouveautés lors des salons précédents, avaient décidé de ne rien montrer cette année. Maintenant qu’elle est terminée, nous pouvons dire que l’édition 2018 du Mobile World Congress a été plus surprenante que prévu, grâce à quelques imitations (bonnes ou mauvaises) de l’iPhone X et à la présentation de nouvelles technologies de Nubia ou de Vivo. La plupart de ces produits ne sont que des prototypes, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas près d’être commercialisés, mais la technologie est pratiquement au point. Et pour les constructeurs chinois, « pratiquement au point » signifie que les produits pourraient être commercialisés dans seulement quelques mois.
Voici une brève présentation des trois meilleurs prototypes découverts au Mobile World Congress 2018.
Le plus avant-gardiste : le smartphone dédié aux jeux vidéos de Nubia et inspiré d’une supercar Nubia est réputé pour utiliser des matériaux de qualité pour ses smartphones au style accrocheur. Lors du MWC, la marque chinoise a présenté le prototype de son prochain smartphone qui est principalement conçu pour jouer aux jeux vidéos. Pour les gros joueurs, la surchauffe des ordinateurs ou des téléphones est un réel problème. Nubia a donc trouvé quatre solutions créatives qui, selon la marque, devraient résoudre ce problème. La première est un système de ventilateurs intégré qui s’appuie sur un « système de turbulences », censé augmenter le flux d’air. La seconde est un boîtier intérieur en nano carbone, qui offre une conductivité thermique élevée, permettant ainsi de dissiper la chaleur plus rapidement. Pour finir, le corps extérieur du téléphone est inspiré d’une voiture de sport, grâce à sa coupe aérodynamique ; ce téléphone devrait donc se refroidir plus rapidement. Nous n’avons pas pu tester ce prototype mais il était très attirant. Une ligne verticale formée de LED placées sur l’arrière du smartphone lui confère un design unique. Selon Nubia, ce téléphone devrait sortir dans le courant de l’année et il devrait être très performant avec un processeur dernier cri et beaucoup de RAM.
L’imitation la plus réussie : Ulefone T2 Pro Il y avait beaucoup d’imitations de l’iPhone X au MWC et, bien que la meilleure soit probablement l’Asus Zenfone 5, la petite marque de Shenzhen, Ulefone, a réussi à attirer l’attention des visiteurs avec son T2 Pro. Ce smartphone a un écran démesuré de 6,7 pouces avec un rapport de taille de 19:9, et les bords de l’écran sont bien plus fins que ceux de l’iPhone X. Ce design sans rebord est très beau, mais une fois en main, il est assez difficile de ne pas toucher accidentellement le téléphone avec la paume de la main. Mais il ne s’agit que d’un prototype, nous pouvons donc laisser le bénéfice du doute à Ulefone, en espérant qu’il pourra rectifier l’algorithme responsable de ce défaut avant la commercialisation de l’appareil. Ulefone promet également des performances impressionnantes pour ce téléphone.
Le plus impressionnant : Vivo Apex Vivo présente le smartphone avec le plus grand rapport écran/corps du téléphone (95 %). En effet, les rebords latéraux et supérieur ne font que 1,8 mm de large alors que le rebord inférieur mesure 4,3 mm. En réalité, il est peu probable qu’un téléphone puisse obtenir un meilleur rapport écran/taille. Vivo a pu supprimer les bords car il a placé le lecteur d’empreintes digitales et le capteur de proximité sous l’écran OLED (c’est ce que Samsung avait essayé de faire pour le Galaxy S8 l’an passé, avant de finalement abandonner). Pour compenser l’absence d’écouteur, le son sortira par vibration presque comme sur le Mi Mix original de Xiaomi. Nous en avons assez dit pour le moment. Bien que ce smartphone ne sera pas idéal pour téléphoner et que le lecteur d’empreintes digitales soit assez lent, il s’agit bien du smartphone le plus immersif existant pour le moment.
Le Recrutement Par l’Intelligence Artificielle
Pour les entreprises du secteur de la tech, débusquer les talents est plus que jamais une nécessité. Afin de fournir aux entreprises un service performant en la matière, la start-up parisienne HireSweet a mis au point une plateforme permettant de réaliser le recrutement d’analystes programmeurs. Sa particularité ? Une intelligence artificielle permet de trouver les candidats les plus intéressants, y compris ceux qui ne sont pas en recherche active de poste. Ce concept novateur pourrait séduire de nombreuses entreprises dans un avenir proche.
La société HireSweet a été fondée par Ismaël Belghiti, Paul Bachelier et Robin Choy en 2016. L’idée à la base de la start-up est de permettre aux entreprises de trouver automatiquement les meilleurs profils pour les missions de leur choix. Une pénurie de développeurs informatiques bloque en effet certains projets et les sociétés sont en permanence en quête de talents. Cerebro, l’intelligence artificielle conçue par HireSweet, analyse les pages Internet publiques afin de trouver les candidats idéaux. Présence sur les réseaux sociaux, publications, CV, contributions à des événements : toutes ces données sont rassemblées puis analysées par l’IA. Selon le poste à pourvoir, des profils correspondants sont ensuite mis en exergue et proposés aux entreprises. L’automatisation du recrutement via une IA pertinente est un atout majeur pour les entreprises, d’où le succès que connaît la jeune start-up.
Une entreprise en pleine croissance
Simple et efficace, le principe de HireSweet a de quoi séduire les entreprises comme les investisseurs. La start-up se rémunère en prenant un pourcentage pour chaque employé recruté dont elle a fourni le profil via son algorithme. Elle compte déjà des clients prestigieux comme Deezer. En 2017, moins d’un an après son lancement, HireSweet a réalisé sa première levée de fonds pour accélérer son développement. Un ajout au capital de 1,5 millions d’euros a été initié auxquels s’ajoutent de prestigieux fonds comme Global Founders, Capital et Kima Ventures. Cette opération d’envergure va permettre à la start-up de se développer efficacement et d’améliorer son algorithme de recherche et d’analyse des données. Des perspectives enthousiasmantes
La recherche de programmeurs est annoncée comme l’un des enjeux majeurs dans le domaine de la tech pour les années à venir. A l’horizon 2022, on estime ainsi qu’un million d’emplois seront libres dans ce secteur. Dans le même temps, à peine 13 % des analystes recherchent activement un poste alors qu’ils sont plus de 60 % à être ouverts à de nouvelles missions dans leur branche. En réussissant à trouver des talents qui ne sont pas directement sur le marché de l’emploi, HireSweet permet aux entreprises d’ouvrir considérablement leurs possibilités de recrutement. Avec sa récente levée de fonds, la start-up souhaite à présent investir dans le R&D afin de perfectionner sa technologie. Des ingénieurs vont être recrutés dans ce but. Une croissance à l’international est également souhaitée, à la fois en Europe et aux Etats-Unis.
L'intelligence artificielle, la promesse d'un recrutement sans préjugés
Pour mieux identifier le candidat idéal, des solutions nourries à l'intelligence artificielle promettent de réduire les biais humains fondés sur l'âge, le genre ou le diplôme. Au risque d'en introduire de nouveaux.
Des recrues plus qualifiées, issues d'horizons variés, le tout sans effort. L'intelligence artificielle promet aux recruteurs d'identifier le candidat parfait en s'affranchissant de biais humains fondés sur l'origine sociale, l'âge, le genre, le diplôme ou le nombre d'années d'expérience. Autant de critères sélectifs qui peuvent rimer avec une discrimination à l'embauche pour bon nombre de professionnels pourtant compétents. «Le marché des solutions de recrutement nourries à l'intelligence artificielle connaît une forte croissance», indique Helen Poitevin, analyste chez Gartner, un cabinet de conseil spécialisé dans les nouvelles technologies. «Il devrait représenter près de deux milliards d'euros dans le monde d'ici 2020», estime-t-elle. Le problème? «Une intelligence artificielle, même douée de capacités d'apprentissage, va fonctionner à partir des données qu'on lui fournit, et se baser sur les prérequis définis par les services de ressources humaines des entreprises qui les utilisent. Comme l'intelligence artificielle est faite par des hommes, et que les hommes ont une nature sujette aux biais, ces derniers auront tendance à se reproduire quoi qu'il arrive.» Le dynamisme en ligne de mire
Pour assister les recruteurs dans leur mission, la société française EasyRecrue propose depuis fin 2013 une solution de présélection des candidats par entretien vidéo. Les postulants sont invités à réaliser eux-mêmes un enregistrement vidéo, et à filmer depuis chez eux leurs réponses à plusieurs questions prédéfinies. L'entreprise a progressivement pris le virage de l'intelligence artificielle. Grâce à une levée de fonds de 8 millions d'euros réalisée en mai, sa solution sera enrichie d'algorithmes destinés à analyser le comportement des candidats lors de l'enregistrement. Scrutée par un programme informatique, leur prestation sera comparée à celle de candidats précédemment recrutés, pour se concentrer sur plusieurs critères clés.
«Trois grandes catégories d'éléments sont analysées par notre outil», indique Mickaël Cabrol, cofondateur d'EasyRecrue. «La teneur du discours, à savoir la diversité lexicale et le registre de langue; la prosodie, soit l'intensité et le rythme des propos; et enfin, le comportement global, qui intègre l'énergie perceptible du candidat, ainsi que ses expressions faciales». De quoi évaluer le niveau d'expression des candidats mais aussi leur caractère dynamique, enjoué ou souriant. La solution s'appuie par la suite sur ces critères pour recommander des candidats aux recruteurs. Ce qui permet aux entreprises de recevoir, après cette étape, des personnes qui auraient été écartées sur la seule base de leur CV, selon Mickaël Cabrol. L'argument du gain de temps
HireVue, pionnier américain du secteur, propose une solution similaire à celle d'EasyRecrue. La société compte désormais 600 clients à travers le monde, dont l'icône de la finance américaine Goldman Sachs et Vodafone. Contacté par le Figaro, le directeur technique d'HireVue,Loren Larsen, indique que les entretiens vidéo jouent «naturellement» en faveur d'une plus grande diversité. L'ajout d'une couche d'intelligence artificielle ne ferait, selon lui,que renforcer cette tendance, en écartant les biais liés à l'âge, à l'origine et au genre pour mieux se concentrer sur la «performance» et «la conformité avec la culture d'entreprise».
Fin juin, le géant de la grande consommation Unilever, l'un de ses principaux clients, a dévoilé auprès de Business Insider les résultats d'un an d'expérimentation de la solution HireVue. De juillet 2016 à juin 2017, 250.000 candidats, de 69 pays différents, ont eu droit à cette même solution en phase de présélection. Ils étaient notés de 1 à 5, en fonction de leur prestation. Le grand groupe salue une augmentation «significative du nombre de candidats non-blancs», ainsi qu'une diversification de l'origine sociale des candidats. Unilever assure égalementavoir constaté le respect de la parité - ce qui était déjà le cas avant la mise à profit de cette solution de recrutement. Surtout, le temps moyen passé par les recruteurs à examiner les demandes a diminué de 75%. «Nous sommes également parvenus à réduire la durée du processus de recrutement d'un groupe hôtelier international de six semaines à cinq jours», ajoute Loren Larsen. Un biais peut en chasser un autre
À trop vouloir écarter certains biais, n'y a-t-il pas de risque d'en intégrer de nouveaux? «Le problème principal vient du fait que cette technologie repose sur des prérequis de l'entreprise ou de données issues d'entretiens passés pour trancher», explique Helen Poitevin. «À partir du moment où un biais existe, il sera destiné à se répéter. À terme, ce sera la diversité cognitive d'une entreprise, à savoir sa capacité à accueillir des candidats aux caractères différents, qui pourra être menacée. C'est pourquoi les résultats formulés par une intelligence artificielle ne doivent pas faire l'objet d'une confiance aveugle.»
Si ces résultats méritent encore d'être recoupés avec d'autres éléments pour être pleinement pertinents, les solutions de recrutement nourries à l'intelligence artificielle peuvent comporter un aspect salvateur pour les grands groupes noyés sous les candidatures.«Ces logiciels sont loin d'être inintéressants pour de grandes entreprises abreuvées de milliers de CV», tempère Helen Poitevin. «À condition que leur utilisation reste limitée aux phases de présélection.» L'analyste estime que ces solutions seront appelées à prendre une place grandissante dans le processus du recrutement, nécessitant une meilleure préparation des candidats. Tout comme l'on pouvait peaufiner son CV, améliorer sa photo ou se préparer à des tests de graphologie, il faudra probablement un jour envisager de se former pour mieux amadouer les algorithmes.
I used to believe We were burnin' on the edge of somethin' beautiful Somethin' beautiful Selling a dream Smoke and mirrors keep us waitin' on a miracle On a miracle Say, go through the darkest of days Heaven's a heartbreak away Never let you go, never let me down Oh, it's been a hell of a ride Driving the edge of a knife Never let you go, never let me down Don't you give up, nah-nah-nah I won't give up, nah-nah-nah Let me love you Let me love you Don't you give up, nah-nah-nah I won't give up, nah-nah-nah Let me love you Let me love you Oh baby, baby Don't fall asleep At the wheel, we've got a million miles ahead of us Miles ahead of us All that we need Is a rude awakening to know we're good enough Know we're good enough Say go through the darkest of days Heaven's a heartbreak away Never let you go, never let me down Oh it's been a hell of a ride Driving the edge of a knife Never let you go, never let me down Don't you give up, nah-nah-nah I won't give up, nah-nah-nah Let me love you Let me love you Don't you give up, nah-nah-nah I won't give up, nah-nah-nah Let me love you Let me love you Oh baby, baby Never let you go Never let you go Never let you go Never let you go Never let you go Never let you go Never let you go Never let you go Never let you go Never let you go (oh no no no no) Never let you go (yeah yeah) I'll never let you go Don't you give up, nah-nah-nah I won't give up, nah-nah-nah Let me love you Let me love you Don't you give up, nah-nah-nah I won't give up, nah-nah-nah Let me love you Let me love you
Les Outils Klaxoon, Des Remèdes Contre La Réunionite
Pour lutter contre la réunionite, cette maladie qui touche de très nombreuses structures et qui consiste à multiplier le nombre de réunions inutiles, la plate-forme Klaxoon propose des outils qui développent l’intelligence collective et poussent chaque participant à s’impliquer dans les prises de décision.
Des réunions matin, midi, et soir. Par service, de groupe, de travail. Dans les entreprises, les salariés passent – et perdent – leur temps en réunion. Beaucoup de temps. Environ quatre semaines par an, (et plus de six pour les cadres) selon un sondage OpinionWay de 2017. La moitié sont considérées comme productives, et seule une réunion sur quatre permettrait d’aboutir à une prise de décision. Plus que des moments propices aux choix, les réunions deviennent, dans de nombreuses structures, des temps de paroles. Qui pour exposer ses résultats, qui pour insuffler sa vision, qui pour imposer des changements, qui pour faire acte de présence… Quid de la stratégie de l’entreprise, de l’intelligence collective, de l’écoute de chacun, de la participation de tous ? Pour casser cette routine de la réunionite – cette tendance à multiplier inutilement le nombre de meetings – et pour instiguer une nouvelle approche plus collaborative de la réunion, la start-up Klaxoon conçoit des outils pour développer l’engagement de chaque participant.
Au fonds d’une cours parisienne, derrière une porte vitrée se déploie un espace de présentation occupé par la start-up Klaxoon. Les couleurs sont criardes, la bande sonore est dynamique, et les espaces sont chaleureux, propices au travail en petit comité. Depuis décembre dernier, la start-up fondée en mars 2015 s’expose à ses potentiels futurs clients. Les entreprises, notamment, viennent y découvrir les outils d’intelligence collective qui vont transformer la vie du bureau. Terminé le temps des échanges de messages entre collègues, de petits sommes au coin du radiateur ou des partis de Sudoku pendant la présentation du patron.
Découverte des méthodes agiles
Aux murs du « Klaxoon store », des sortes de tableaux blancs amovibles sur lesquels écrire et dessiner. Un écran, sur pieds et roulettes avec « box » Klaxoon intégrée. Semblable aux « box » des opérateurs Internet, celle-ci permet de travailler à plusieurs sur un même outil en étant relié à l’engin, mais hors connexion, pour préserver la confidentialité des entreprises. Un point essentiel, souligne Matthieu Beucher, fondateur de la jeune pousse.
Cet ingénieur Télécom, passionné de logiciel, commence sa carrière chez Daimler. « En 2003, nous travaillions déjà sur le véhicule autonome », raconte-t-il. Trop tôt peut-être, le projet est arrêté l’année suivante, et Matthieu Beucher rentre en France, où il intègre Valeo à un poste de management. Le jeune homme se retrouve alors à Dijon, à gérer un tiers de l’équipe d’une usine. « Nous étions sur un produit old school, mais nous faisions sept réunions par jour, de moins de trente minutes chacune, avec tous les métiers, et tout se passait très naturellement. J’ai découverts à ce moment-là les méthodes agiles, directement inspirées du lean management de Toyota. Un coup de cœur. »
Démocratiser les méthodes agiles
L’entrepreneur retourne s’installer à Rennes, d’où il est originaire, pour monter une entreprise de consulting dont le rôle est d’installer les méthodes agiles dans les usines. Un premier pivot en 2009 pousse l’entreprise à se transformer en structure permettant de coupler agilité et numérique. Puis en 2014, une équipe de designers informatique se structure. « Ce que nous faisions sur mesure pour les entreprises, nous décidons alors de le faire dans le produit », indique Matthieu Beucher. Pour lui, la mission de Klaxoon est de « démocratiser les méthodes agiles au travers de solutions accessibles ». Ainsi, les différents outils, qui couvrent une trentaine d’usages au total, permettent de rendre la prise de parole plus fluide, d’augmenter la participation collaborative… « En réunion, il y a deux problèmes principaux », diagnostique le fondateur : « certaines personnes ont des difficultés à exprimer clairement ce qu’elles pensent, et en face, il y a un problème d’écoute. »
Matthieu Beucher l’assure, il ne s’agit pas d’un outil supplémentaire qui vient s’ajouter à l’intranet, au réseau social d’entreprise et autres. Pour la simple raison que la plate-forme est une solution web qui ne demande aucune installation et ne nécessite qu’un code d’accès. En utilisation wifi ou en utilisation box, l’ensemble des données sont cryptées.
La suite d’applications Klaxoon est construite par 150 salariés, dont 40 en recherche et développement, pour 1 500 clients, soit 600 000 utilisateurs uniques dans 120 pays, dont 50% de grands groupes et 90% du Cac 40. Le tout, en presque auto financement. L’entreprise tourne grâce à un abonnement de 19 euros par mois et par salariés utilisateur pour les outils, et un abonnement de 99 euros mensuels pour la box. En septembre 2016, l’entreprise a levé 2,9 millions d’euros pour accélérer son déploiement à l’international avec l’ouverture d’un bureau à New York en mars 2017 où les américains ont l’habitude de travailler régulièrement de chez eux. « La diffusion de l’outil se passe souvent par les employés », a remarqué Matthieu Beucher. « Les entreprises viennent prendre un abonnement chez nous après s’être rendues compte que de nombreux salariés nous utilisaient déjà. »